Marnes – 2007-2008

2007

Le dimanche 25 mars 2007, le comité des fêtes a organisé son cinquième vide-greniers.
Une soixantaine d’exposants ont pu bénéficier d’un public venu assez nombreux malgré le temps resté malheureusement maussade mais heureusement pas pluvieux.

Le dimanche 13 mai 2007, l'association Florilège a organisé une randonnée pédestre.
Le samedi 30 juin 2007,  à l'initiative de l'Association Florilège,le groupe D'accord Léon a interprété des musiques traditionnelles à danser, sur le terrain du Pigeonnier.
En août 2 007, les Sautériaux, invités par le Comité des Fêtes, ont fait danser à la fête de l’été
Sortie annuelle 2007 organisé par le Comité des Fêtes : embarquement pour le Golfe du Morbihan 
Téléthon - Décembre 2007

2008

le dimanche 6 avril 2008, le sixième vide-greniers organisé par le Comité des Fêtes, sur le terrain du Pigeonnier, a attiré de nombreux visiteurs avec 61 exposants. L'animation était assurée par les Cors de chasse de Saint-Benoît.
Le dimanche 18 mai 2 008, l'association Florilège a proposé une randonnée pédestre.
Le dimanche 29 juin 2008, l'association Florilège a organisé son troisième rallye pédestre.Le retour vers le bourg s'est effectué en char.
Le vendredi 11 juillet 2008, avec le centre socioculturel d’Airvault, spectacle donné par un groupe de Bouriatie dans le cadre du festival musiques et danses du monde
Le dimanche 3 août 2008, le Comité des Fêtes a organisé une marche suivie d’un repas champêtre sous tivoli. Animation par les majorettes de Thouars. 
Le 16 novembre 2008, l'association Florilège a organisé son troisième loto dans la salle polyvalente Gilles Baudron.

Téléthon – 4 décembre 2021

En raison des difficultés sanitaires liées au Covid-19, le programme a été sensiblement modifié cette année.

Avec l’appui de la municipalité, les six associations de la commune de Marnes (ACPG, ACCA, le Comité des Fêtes, la Divine Marnoise, Florilège, l’Amitié Marnoise) ont proposé ce samedi 4 décembre 2021 diverses activités dont les bénéfices sont reversés à l’association AFM-Téléthon.
– Vente de boules de pain cuites dans le four de la commune, de divers objets et gâteaux.
– Organisation d’une tombola.
– Collecte de piles.
Une (petite!) randonnée a été proposée à 10 h, sous un ciel clément.
Bien sûr, une urne se faisait un plaisir de recevoir les dons.

Nous avons eu le plaisir d’accueillir Mme Josiane PONTIF, coordonnatrice pour le Nord Deux-Sèvres, à qui nous avons pu présenter brièvement nos différentes réalisations.

Les organisateurs ont jugé plus sage de ne pas proposer cette année le traditionnel repas qui habituellement réunissait environ une quarantaine d’habitants de la commune. Ce qui nous a privé d’une partie importante des recettes habituelles dans la mesure où l’intégralité du montant des participations était reversée au bénéfice du Téléthon. L’an prochain, peut-être …

Bilan :
Ventes d’objets et tombola : 263,50 €
Dons directs : 370 €
Total (remis au Téléthon) : 633,50 €


Personnages

QUELQUES PERSONNAGES HISTORIQUES…


Voici quelques personnages historiques qui ont marqués le village de Marnes ou sa région…

Cette liste n’est, bien sûr, pas exhaustive !

Les Moines de l’Abbaye de Saint-Jouin de Marnes…
Ils eurent très tôt un rôle important, bien au-delà des rives de la Dive..

Foulques III Néra, comte d’Anjou ( 972 – 1040 )…
Il est très certainement à l’origine du Donjon de Moncontour, dans la Vienne…

Bertrand du Guesclin, connétable de France ( 1320 – 1380 )…
Au service du Roi de France, il mena dans la dernière partie de sa vie une guerre efficace contre les Anglais…

Henri III, Roi de France, duc d’Anjou ( 1551 – 1589 )…
Critique pour ses goûts efféminés, il oscilla longtemps entre les Protestants et les Catholiques…

Gaspard de Coligny, dit « l’Amiral » ( 1519 – 1572 )…
Converti à la Reforme, il devint l’un des chefs du parti protestant et subit une cuisante défaite lors de la bataille de Moncontour…

Françoise de Roche-Chouart, marquise de Montespan ( 1640 – 1707 )…
Maîtresse de Louis XIV dont elle eut huit enfants, elle se réfugia à Oiron lors de sa disgrâce où elle fut très appreciée des pauvres…


La bataille de Moncontour

La « Bataille de Moncontour » : une parmi tant d’autres qui ont composées les Guerres de Religions…


Les « Guerres de Religion » sont les conflits de la deuxième moitié du XVIème siècle entre les catholiques et les protestants.
 Deux manières de confesser le christianisme : celle des papistes, tenants du pontife romain ; celle des huguenots, qui suivent le patriarche de Genève.
Par conséquent, ces Guerres de Religion deviennent une guerre civile entre frères ennemis, particulièrement sanglante et destructrice, et relativement longue puisque ces conflits s’étendent sur une période de quarante ans…

Ce conflit touche l’ensemble de la France…

La carte ci-dessous synthétise les principaux faits agitateurs de ce conflit meurtrier. Quarante ans d’embrasement…
Mais en fait, à aucun moment toute la France fut touchée dans son intégralité !
 Les foyers étaient localisés et se déplaçaient.

Ces guerres de religions débutèrent dans le Centre et le Sud-Ouest, puis se concentrèrent à la fin du XVIème siècle au nord de la Loire..

Les origines de ce conflit…
Jusqu’aux alentours de 1550, le protestantisme français reste ouvert à tous les courants de la Réforme. Avec un net caractère urbain, le mouvement est diffus et recrute dans tout le Royaume de France et dans toutes les classes de la société. Mais avec la prise en charge de la Réforme française par le calvinisme, la doctrine du protestant est définie et favorise alors son développement. De grands seigneurs se convertissent et avec eux une partie de la petite noblesse et certains paysans…
Pour défendre cette foi nouvelle et protéger les libertés, les huguenots forment une structure militaire conduits par les nobles. Le protestantisme devient en quelque sorte le porte-drapeau des rancoeurs féodales ! La mort du roi Henri II et l’instabilité du trône qui s’en suit va faciliter le lancement des hostilités..

Avant la bataille…

L’amiral Coligny n’est pas, en cette année 1569, en position de force : défait devant les Catholiques à Jarnac (Charente) quelques semaines plus tôt, il abandonne le siège de la ville de Poitiers (Vienne) qui résiste, et court à l’assaut de la ville de Châtellerault attaquée par le duc d’Anjou. Une véritable aubaine pour essayer de redorer son blason… Mais le futur Henri III, se replie sur Chinon (Indre et Loire) ! Coligny décide alors de s’emparer de tous les passages sur le Thouet et sur la Dive…

La bataille…

Le 30 septembre 1569 vers deux heures du matin, Coligny et son armée arrivent dans la plaine de Saint-Clair, près de Marnes. Il envoie aussitôt de Mouy en éclaireur avec 300 chevaux et 200 arquebusiers : ils tombent alors nez à nez avec l’armée catholique. Le combat devient alors inévitable : il aura lieu trois jours plus tard.
Le conflit s’étala entre Moncontour, Douron, les portes d’Airvault, et la Grimaudière. Il est important de savoir que la vallée de la Dive, à cette époque, était une zone marécageuse particulièrement dangereuse : la Dive n’était pas guéable entre Marnes et Montreuil-Bellay, et le seul chemin digne de ce nom était celui reliant Moncontour et Airvault… Le lundi 3 octobre 1569, la bataille commence. Si l’on en croit les historiens de l’époque, l’assaut fut de brève durée (à peine une heure), mais particulièrement sanglant ! Du côté des Protestants, on dénombrera entre 6000 et 10000 morts et prisonniers ; quant aux Catholiques, leur perte n’excéda pas les 600 hommes…

Après la Bataille…

Coligny se replia sur Parthenay, puis sur Niort ou il rassembla les débris de son armée. Voyant qu’il ne pouvait pas tenir plus longtemps dans le Poitou, il décida de rejoindre la Guyenne en attendant les secours venus d’Angleterre.
Cette nouvelle victoire fut portée au Roi et à la Reine-Mère, Catherine de Médicis, qui était alors à Tours, par leur favori, le comte Albert de Retz..

L‘Edit de Nantes


Souterrains

LES SOUTERRAINS DE MARNES…

Marnes : ou quand un passé souterrain ressurgit au grand jour…!

Depuis le mois de mai 1986, le club archéologie du Centre Socio-Culturel à Thouars étudie de près ce petit réseau de souterrains de campagne composé à ce jour de six salles, de cinq couloirs et de deux escaliers. Taillés dans le dur calcaire local, ces excavations n’ont pas été creusées de toute évidence dans un but d’utilisation de la pierre pour l’édification d’habitations.

Compte tenu de l’avancée des travaux archéologiques, l’ancienneté des souterrains n’est plus à mettre en doute, même si la partie la plus proche de la surface a été maintes et maintes fois remaniée (Elle servait même de cave il n’y a encore que quelques décennies) ! Certains avancent même l’hypothèse que ce réseau fut peut-être la toute première église de Marnes, lors des prémices du Christianisme dans le Poitou… Ce qui est certain, c’est que dans son plus grand développement, ces souterrains reliaient l’église de Marnes et le château de Retournay…
Tout en étant de faible importance, le creusement de ces souterrains semblent avoir été « pensé »…!

Un petit réseau creusé avec patience, mûrement réflechi, structuré au minimum mais avec application… Voila l’impression que donnent ces salles souterraines lorsqu’on les visitent ! Des parois furent érigées en contrefort pour soutenir localement une voûte parfois mince ; des puits ont été creusés pour extraire plus facilement les déblais : d’ailleurs, quand on voit le soin qui fut apporté aux parois de ces puits , on est en droit de se demander si ces conduits n’avaient pas également une autre fonction…! Mais on remarque aussi quelques niches savamment placées qui permettent un éclairage minimal mais suffisant ! Jusque là, rien d’exceptionnel si ce n’est que certains aménagements semblent réellement avoir un caractère « défensif » ! Que dire de ces deux couloirs (plutot des « boyaux »… d’un diamètre inférieur à 50 centimètres) qui mènent dans la grande salle inférieure et qui étaient fermés par des blocs-portes massifs en pierre ?

Que nous apportent les recherches dans ces souterrains ?

Elles nous permettent de mieux cerner les périodes troubles de l’Histoire d’une région. Chaque commune, chaque château ou chaque église connaît ses histoires de souterrains, mais il n’existe aucun écrit médiéval sur ce sujet…! Et l’on comprend aisément pourquoi ! Parfois, lors de fouilles fines, ressurgissent des éléments du passé… Et devant nos yeux, la vie de nos ancêtres…!


Sarcophages

LES SARCOPHAGES DE MARNES …

Depuis plus d’un millier d’années, l’intérêt cultuel du site de Marnes ne fait aucun doute…

Les nombreux sarcophages que l’on rencontre dans le sol de la partie sud du village, à proximité de l’église, font foi.
Déjà signalés au XVIIIème siècle, leur forme est trapézoïdale et ils semblent avoir été réutilisés maintes et maintes fois au cours des siècles…
Bien qu’aucune étude particulière n’ait été menée sur ces sépultures et les inhumations en pleine terre qui les côtoient, les dernières découvertes permettent de les faire remonter, pour les plus anciennes, au haut Moyen-Age.
En novembre 1980, le curé de Marnes a recueilli « une médaille en bronze, de grand module, portant la tête de Tibère » mais aussi un petit vase lacrymatoire, et un vase renflé de 8 pouces de haut sur 1 de large trouvé dans un tombeau rempli de charbon..

Marnes : une nécropole de renom à cette époque ?

La superficie occupée par ces nombreux tombeaux et leur organisation nous permet d’imaginer que le bourg de Marnes était au haut Moyen-Age un centre cultuel de premier plan ! Les nécropoles de ce type ne sont pas très nombreuses dans notre région : quelques sarcophages ont été observés à Monpalais sur la commune de Taizé, à Doret près de Missé ou encore à Saint-Cyr la Lande, mais sans commune mesure avec ce que l’on peut rencontrer à Marnes…
Dans les mois à venir, des travaux d’assainissement devraient être entrepris pour assécher les abords de l’église Saint-Jean. Les travaux de terrassement risquent fort de nous en apprendre davantage sur la vie trop méconnue de nos ancêtres dans cette période agitée de l’Histoire !


La voie romaine

MARNES ET LA VOIE ROMAINE…

A Marnes, l’un des vestiges majeurs du début de notre ère est la voie romaine Poitiers-Nantes…
Les Romains l’avaient bien compris : pour gérer au mieux les territoires conquis (certaines régions sont d’ailleurs encore trop souvent agitées à leur goût…), il était nécessaire de pouvoir rallier au plus vite les plus grands centres urbains pour transmettre les informations mais aussi pour faire circuler les troupes…

Ils eurent donc l’idée de développer et/ou de créer de grands axes routiers solides, de qualité..
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Depuis près de 2000 ans, un grand axe routier traverse le village de Marnes…
Témoin invisible à ce jour de la puissance de l’Empire Romain, la voie romaine qui traverse le bourg de Marnes fut construite au tout début de notre ère. Elle permettait de relier facilement la ville de « Limonum » (Poitiers) à celle de « Portus Namnetum » (Nantes). Dans le bourg d’Ension (Saint-Jouin de Marnes), une branche s’échappait de la voie pour rejoindre la ville de « Juliomagus » (Angers)

Toutes ces voies nous sont parvenues sur une copie d’un document unique : la Table de Peutinger…
La « Tabula Peutingeriana » est, pour l’historien, un important document cartographique. Il s’agit d’une copie médiévale d’une très ancienne carte représentant les zones habitées à l’époque romaine. La datation du document originel (quoique très incertaine) remonterait au milieu du IVème siècle après JC. L’oeuvre est composée à l’origine de douze feuilles de parchemin attachées entre elles et formant un rouleau de près de sept mètres de long pour 34 centimètres de haut.

La légendaire Ségora…
En consultant la Table de Peutinger, pour notre région, on constate qu’entre Limonum (Poitiers) et « Portus Namnetum » (Nantes) est indiqué le nom de « Ségora »… ! Etait-ce une ville ? Une simple halte ? Toujours est-il que sa présence sur la carte en fait le point le plus important sur cet axe routier ! SEGORA a fait couler beaucoup d’encre ; beaucoup d’archéologues se sont creusés la tête pour essayer de retrouver cette ville perdue… Et s’il s’agissait tout simplement de l’actuelle ville de la Séguinière, tout près de Cholet ? Les dernières recherches semblent confirmer cette hypothèse..

Quand la voie romaine devient le « Chemin de Saint-Hilaire »…
Le développement du Christianisme s’opère avec la chute de l’Empire Romain. Pour imposer en douceur leur religion et leurs traditions, les chrétiens ont une technique infaillible : utiliser les lieux de culte païens existant et les transformer progressivement pour le compte des chrétiens.
Deux hommes se partagent la christianisation du Poitou : ils se nomment Martin et Hilaire. Ils vont passer leur vie à parcourir les chemins de nos campagnes pour prêcher la bonne parole. Saint-Hilaire avait tellement l’habitude d’emprunter la voie romaine Poitiers-Nantes que les Poitevins ont donné à cette voie le nom de « chemin de Saint-Hilaire »

L’aviation au service de l’archéologie…
Pour repérer les tronçons de voie romaine disparue, rien de telle que le repérage aérien. Le sol de nos campagnes a la mémoire solide ! Il garde au fond de lui bien des traces que la plupart de nos proches aïeuls n’ont même pas connues ! La photographie aérienne est aujourd’hui le complice de tout archéologue : elle lui permet de faire les premiers repérages, d’estimer l’importance d’un site…
Ci-dessous, cette photo représente les traces d’anciens chemins, de limites foncières, dans la plaine de Marnes. Qui aurait pu l’imaginer à hauteur d’homme ?…

Etude de la voie romaine à Marnes…
Au milieu du XIXème siècle, un archéologue Poitevin, Charles Arnault, entreprend l’étude des voies antiques dans notre secteur. Il écrit de nombreux articles à ce sujet et entreprend de nombreux fouilles. L’une d’elles le conduit au lieu-dit « La Cueille de Marnes ». Une coupe de terrain est faite au niveau de la voie romaine autour de l’année 1860 : elle mettra en évidence le pavage calcaire de la voie, ses différentes couches de constructions, sa marge et ses fossés d’assainissement… L’ensemble est relativement bien conservée !

La voie romaine aujourd’hui…
La voie romaine suit en fait de très près le tracé de l’actuelle route départementale ; ce qui dans un sens la protège de facon quasi-optimale. En effet, les aléas des remembrements nous font parfois craindre le pire pour tous ces vestiges devenus « souterrains ». Récemment, un tronçon de la voie romaine Poitiers-Nantes est devenu « labourable » dans une commune voisine ! Il est évident qu’une telle situation ne va pas participer à la conservation de ce monument plus que millénaire…


Eglise et cimetière – 2003

QUELQUES VUES DE L’EGLISE

Classée « monument historique » depuis 1862, elle est dédiée à Saint-Jean Baptiste.
Elle est située dans un site d’où l’on découvre une vue étonnante à la fois sur l’abbatiale de Saint-Jouin de Marnes, sur l’église et le château d’Oiron et sur le Donjon de Moncontour.
Récemment restaurée à l’extérieur avec son toit de pierre, ses chapiteaux sculptés montrent une progression des styles, du roman au gothique.

Quelques vues du cimetière

Compléments

Il y a quelques années