Randonnée – Saint Jouin de Marnes – 28 avril 2019

Les Associations Animation Touristique de la vallée de la Divet et Bien Vivre à Saint Chartres ont proposé, le dimanche 28 avril 2019, une randonnée touristique à Saint Jouin de Marnes

« Du champ de bataille à l’abbatiale ».

1 – Après avoir quitté le clos du presbytère, les marcheurs découvrent sur leur itinéraire une première curiosité : la pompe Dragor.

2 – Mais, oui, il y avait un tumulus à Saint Jouin !!!

3 – Autrefois, le train …

4 – Vallée et grotte

5 – Bois du Mai

6 – Quelques explications sur la bataille de Moncontour, le 3 octobre 1569

7 – Paysages historiques

8 – Nom d’oiseau

9 – L’Abbaye sonne la fin du périple …

L’article ci-dessous a été publié dans le quotidien régional La Nouvelle République le 5 mai 2019.

Moncontour : la bataille qui a fait couler beaucoup de sang et d’encre


Alain Armouet, mercenaire ou soldat du roi ?
© Photo NR

On l’appelle la bataille du Donjon ou la bataille de Moncontour. De terribles combats ont eu lieu en 1569. Mais ils se sont passés plus loin, dans les plaines.

La bataille de Moncontour a fait couler beaucoup de sang. Et beaucoup d’encre également. Plusieurs récits seront repris, certains plus pertinents que d’autres, certains tenant plus de la légende que des faits historiques. Moncontour et son donjon carré, dont la construction a débuté au XIe siècle grâce à Foulques Nerra, ont appartenu tantôt aux Anglais, tantôt aux Français. Le fier donjon, du haut de ses 25 m, a traversé les siècles et les guerres de religion entre catholiques et protestants.

Réunir tous les spécialistes

Les associations Animation touristique de la Vallée de la Dive et Bien Vivre à Saint-Chartres ont organisé une randonnée au départ de Saint-Jouin-de-Marnes autour de ce thème cher aux habitants des environs, que ce soit Moncontour, Marnes, Saint-Jouin, Oiron.
Alain Armouet, membre de l’association, habite Messais, commune de Moncontour. Il est passionné par cette histoire et ne manque jamais de lire et d’étudier les documents qui s’y rapportent. Il aime aussi la partager. Il attendait donc les marcheurs pour leur servir des morceaux d’histoire, rappelant cette journée du 3 octobre 1569 où l’armée royale catholique et celle des protestants s’affrontèrent dans les plaines ; les premiers massacrant les seconds, donnant la victoire aux catholiques et au duc d’Anjou.
Alain Armouet est habillé d’un long manteau noir et armé d’un mousquet (qu’il a fabriqué avec de longues tiges de bambou), son fils porte le heaume face à lui, ils font mine de s’affronter, comme les Lansquenets ou les soldats de Coligny, devant les randonneurs surpris. 
Depuis 1569, ces plaines sont nommées « la Vallée rouge » ou « la Vallée sanglante ». « Mais en aucun cas la Dive n’est devenue rouge à cause du sang, affirme Alain Armouet, s’amusant de la légende, mais ça a été d’une violence inouïe et d’une rapidité déconcertante. En deux heures de temps, près de 10.000 personnes furent tuées » (17.000 selon d’autres sources).
Alain Armouet souhaite réunir autour d’une table tous ceux qui ont écrit sur le sujet, les spécialistes comme les amateurs : « L’idéal serait de mettre à plat tous les documents collectés et les croiser pour en tirer un récit le plus fidèle possible. » De nombreux croquis ont été dessinés seulement un an après les affrontements et ils font apparaître des détails qui ne sont plus sur le cadastre napoléonien, 150 ans plus tard. D’où l’intérêt de croiser les connaissances et pourquoi pas proposer une reconstitution, 450 ans après les faits.