Florilège – Assemblée Générale – 4 mars 2022

Ce vendredi 4 mars 2022, une vingtaine de membres de l’association Florilège se sont retrouvés, pour leur 19ème assemblée générale, dans la salle de la mairie dans le respect des protocoles sanitaires en vigueur.

Pour mémoire, l’association Florilège, enregistrée officiellement le 21 janvier 2003, a pour objet, selon ses statuts, d’améliorer le cadre de vie des habitants de Marnes et de mettre en valeur son patrimoine, notamment par des actions de fleurissement, de végétalisation et de promotion du village, dans un esprit de convivialité, en complément des réalisations privées et communales.

Madame la Présidente, Mireille REAU, a fait le bilan des activités de l’année 2021.

Comme les années précédentes, les adhérents ont préparé les jardinières à l’aide des fleurs achetées par la commune. Pendant l’été, ils ont participé à l’arrosage des fleurs de la commune.

Lors de chaque manifestation, le four à pain est allumé et des pains sont proposés à la vente.

Le 22 août, la randonnée pédestre a accueilli 83 marcheurs.
Le 17 octobre, le Troc’Plantes – Troc’Livres a permis à plus d’une centaine de personnes d’échanger sur le terrain du Four à pain.
Le 4 décembre, participation au Téléthon. Le bénéfice de la vente des pains cuits au four a été reversé à l’AFM.

Le trésorier Pierre Bigot a ensuite présenté le bilan financier de l’année 2021.
Les bilans moral et financier ont été approuvés à l’unanimité.

Depuis quelques années, des photos réalisées par l’association Florilège (petit patrimoine communal, réhabilitation du four à pain …) étaient installées dans la salle polyvalente Gilles Baudron. La municipalité souhaite remplacer ces photos par d’autres. L’association est d’accord pour prêter ses supports à la municipalité.

La cotisation est fixée à 5 € pour tous les membres.

Le bureau a été reconduit.
Après la « disette » liée au covid-19, l’association revient à ses fondamentaux pour l’année en cours :

  • Rallye pédestre : dimanche 26 juin 2022
  • Randonnée pédestre : dimanche 21 août 2022
  • Troc’Plantes – Troc’Livres : dimanche 16 octobre 2022
  • Participation au Téléthon

L’assemblée s’est conclue par le traditionnel verre de l’amitié.


L’Amitié Marnoise – Repas des adhérents – 3 mai 2022

Vingt-cinq personnes se sont retrouvées à l’Hôtellerie Saint Jean.

Après les asperges de pays, vinaigrette d’agrumes …
… le filet de poisson, jus de tête de langoustines
… la crème brûlée à la vanille bourbon

Suite à ce repas succulent, comme à l’accoutumée, grâce à l’amabilité du restaurant nous mettant la salle à notre disposition, l’après-midi a pu se poursuivre par quelques jeux.


L’Amitié marnoise – Assemblée Générale – 23 février 2022

Ce mercredi 23 février 2022, une trentaine de membres de l’association l’Amitié Marnoise se sont retrouvés, pour leur assemblée générale, dans la salle Gilles Baudron, dans le respect des protocoles sanitaires en vigueur.

L’Amitié Marnoise, enregistrée officiellement le 10 janvier 1978, a pour but, selon ses statuts, de gérer et animer un club de retraités pour les aider à sortir de leur solitude et se créer des relations, de se sentir solidaire les uns des autres, de proposer et de mettre en oeuvre toutes sortes d’activités de loisirs et de détente, d’étudier les voeux et suggestions qui pourraient lui être soumis, d’organiser éventuellement des manifestations à l’intention ou dans l’intérêt des personnes âgées.

L’année 2021 a été très erratique. A partir du mercredi 16 juin 2021, nous avons pu reprendre nos activités du mercredi après-midi (jeux de société) uniquement à l’extérieur.

Après quelques séances à l’air libre, nous avons pu réintégrer la salle de la mairie pour 6 à 8 personnes, les autres à l’extérieur. A compter du 28 juillet 2021, dix personnes au maximum ont été admises dans la salle. Finalement, cahin-caha, nous avons pu continuer nos activités dans la salle jusqu’au 15 décembre 2021.

Le 12 octobre 2021, un repas, à l’Hôtellerie Saint Jean, a permis de réunir 30 adhérents.

L’association a participé aux activités proposées dans la commune : 14 juillet 2021 organisé par la municipalité, Troc’Plantes-Troc’Livres proposés par l’association Florilège, Téléthon réunissant les six associations de la commune.

Des membres de l’association gèrent le prêt de livre par le bibliobus.Une permanence est assurée pour l’emprunt des livres le mercredi après-midi, de 14 h à 18 h. Ce service est ouvert à tous les habitants de la commune.

L’association a pu, grâce au service Comm’GenerationS de la communauté de communes du Thouarsais, proposer à ses membres l’atelier « Remues-méninges » : à partir du 7 avril 2021 en 2 groupes pour ne pas dépasser le nombre de personnes autorisées, puis en un seul groupe jusqu’au 18 novembre 2021.
A ce propos, même si l’association comprend le désir louable de la Communauté de Communes du Thouarsais de procéder à une saine gestion, nous ne pouvons que déplorer, à notre modeste niveau, la suppression d’un poste d’animatrice dans le service Comm’GenerationS (départ en retraite non remplacé).
Les adhérents ont pu découvrir le Kiosque grâce au cycle de ciné-conférences – exploration – voyage proposé à un tarif réduit.

La trésorière a ensuite présenté le bilan financier de l’année 2021.

Les bilans moral et financier ont été approuvés à l’unanimité.

La cotisation reste fixée à 5 €. Le bureau a été reconduit.

Pour le futur immédiat, l’association souhaite continuer les séances hebdomadaires du mercredi après-midi dans la salle de la mairie. Elle envisage de proposer un repas et un pique-nique à ses adhérents.


Au temps des lavoirs

Nous avons encore deux lavoirs communaux (le Gué de Douron et la Grève) et d’autres privés.

On se souvient de « la Buie », réunissant les gens de plusieurs villages (St Jouin de Marnes, Douron,..) à Marnes, pour aller laver leur linge au lavoir du Gué de Douron.
Souvent, il n’y avait pas plus de 2 hommes. Ils étaient présents pour s’occuper des chevaux, leur donner à manger et descendre les choses lourdes des charrettes.
C’était là que la vie publique de Marnes s’exprimait: les bonnes nouvelles et les mauvaises, les querelles entre famille, tout était dit en ces lieux…

Avant d’aller au lavoir, le linge avait été préparé.
Jusque dans les années 50, on faisait bouillir le linge dans des pônes avec de la cendre tamisée. Puis, on le mettait dans un bac à laver avec de l’eau chaude, si on avait la possibilité de faire chauffer l’eau chez soi, et on le frottait avec du savon. Sinon on l’emmenait au lavoir où on le frottait avec l’eau de la rivière.

A partir de 1955, on faisait bouillir le linge dans un fourneau avec la lessive. Une fois bouilli, on le brossait également dans un bac à laver.

Puis, après que le linge soit lavé, on allait au lavoir pour le rincer. On emmenait son garde genou, sur lequel, on posait le linge pour le taper avec un battoir jusqu’à ce que l’eau rendue soit claire.

Puis, à la maison on faisait tremper le linge avec « une boule bleue » pour le faire blanchir.
Peu à peu les lavoirs furent désertés suite à l’apparition des premières machines à laver.

Le Gué de Douron servait aussi d’abreuvoir pour les bêtes.

Dans le hameau de Lion, la fontaine a été aménagée par la commune en 1996 en partenariat avec le SIVOM (Syndicat Intercommunal à Vocations multiples du Pays Thouarsais).
L’eau s’écoulait ensuite dans des bassins. Le premier bassin servait autrefois d’abreuvoir pour animaux. Le deuxième bassin servait de lavoir (grâce à un bâtiment qui a été retiré).

La commune dispose aussi de quelques lavoirs privés.

Quelques photos récentes, pour terminer.

Vous trouverez toutes ces informations (et bien d’autres) dans le bulletin trimestriel n° 17 (juillet 2009).


Les battages

Pendant environ un mois, l’entraide n’était pas un vain mot.
Pendant un jour, un jour et demi, on battait du blé (100 à 120 sacs de 80 kg), de l’orge destinée à être transformée en farine pour les animaux, de l’avoine qui entrait aussi dans l’alimentation animale.
Quand la « locomobile » à charbon, qui plus tard sera remplacée par un tracteur, pénétrait dans la cour, une fièvre travailleuse s’emparait de la ferme. Les femmes avaient préparé les menus des copieux repas qui permettaient à la trentaine de travailleurs présents sur le site de récupérer des forces après de longues heures de labeur.

Sur la cour, les hommes s’affairaient, chacun selon des capacités. Les uns (souvent les plus jeunes) alimentaient la batteuse sur laquelle se trouvaient les « endaineurs » qui sans relâche nourrissaient l’insatiable machine. La construction était l’affaire de spécialistes qui rivalisaient d’adresse et de savoir-faire pour manipuler les fourchées de paille, chacun n’étant pas peu fier de sa participation à l’édification de cet édifice.
Le poste des « grands balles » n’était pas le plus envié. L’homme passait toute sa journée sous le monte-paille à récupérer dans sa « berne » paille et balles, dans la poussière, le bruit et la chaleur.
Les porteurs, jeunes et solides, chargeaient sur leurs épaules de lourds sacs de grain qu’ils transportaient jusque dans le grenier. Quand la récolte était bonne, ça « pissait » au cul de la batteuses et il ne fallait pas chômer en route même si parfois l’escalier était plutôt mal commode.
Les enfants étaient fiers et heureux de porter la bouteille munie de sa « lire » qui étanchait la soif des travailleurs et faisait « couler » la poussière.
Quand « sifflait » l’heure du repas, on posait qui le sac, qui la fourche et on s’asseyait autour de la grande table. Le repas se déroulait dans une ambiance chaleureuse.
La moissonneuse-batteuse mettra fin à cette époque que l’on n’évoque pas aujourd’hui sans nostalgie.

Les battages avaient lieu dans les « différentes exploitations ».
Du début du siècle aux années 50, la batteuse, mue par la vapeur, puis par le tracteur, se déplaçait de ferme en ferme. Ainsi, à Marnes, on battait chez … (voir plan)
1 – BAUMARD
2 – VERGNAUD Israël
3 – TOURET Aristide
4 – PELLETIER Théodore
5 – GAUFRETEAU Abel
6 – PERCEAU Jean
7 – COUTON Louis
8 – DEGUIL, .. JOYAULT Georges
9 – PUCHAUD Sylvain
10 – MOULIN Clément
11 – TACHET Paul
12 – JOYAULT Victorien
13 – DAVID Paul
14 – BOULIN
15 – TEXIER Fernand
16 – VOYER Marcel
17 – AUBOURG Gaston
18 – BEAUDRON Fernand & Michel
19 – PERCEAU André
20 – MAINGOT Jean
21 – CHAUVEAU Albert
22 – BRECHET René
23 – ABRAME André
24 – GUILBOT Marcel
25 – HOULLIER Edgard
26 – BERTRAND Raymond
27 – METAIS Félicien
28 – VALENCON Aimé
29 – ROUX Jean
30 – PERCEAU Marcel
31 – BARRET Henri
32 – ARNAULT Moïse
33 – PANIER Alise
34 – HOULLIER Bastien
35 – MORNET Henri
36 – BRECHET Désiré
37 – BARRET Xiste
38 – GEORGET
40 – BRECHET Anselme
41 – CHALON Raymond
42 – CERCLE Léonidas
43 – BRAULT Raymond
44 – LANDRY Félix, .. Pierre
45 – FOUCTEAU Achille, .. Hervé
46 – ROUX Roger
47 – GIGOT, .. DE ST STEBAN Pierre

à LION :
48 – DERISSON Eugène
49 – DERISSON Elise
50 – MORTON Roger
51 – CLISSON, …, GEAY
52 – TETREAU Hyacinthe
53 – GIRET Gilbert et André
54 – THIOLLET Marcel
55 – THIOLLET Frédéric
56 – DUBARD André
57 – BERTRAND Fernand

à la PINATTERIE :
58 – POIGNANT Rachel
59 – PLUMEREAU Alphonse

Il peut y avoir quelques oublis …

Vous trouverez ces informations (et bien d’autres) dans le bulletin municipal n° 10 (juillet 2002).


Quand Marnes faisait son beurre

En 1907, M. Léopold GEORGET achète un terrain dans la rue de la Gargouille et entreprend la construction d’une laiterie.
Au départ, l’énergie est fournie par un moteur à pétrole fonctionnantà la luciline (le carburant).
Les carrioles sillonnant la campagne environnante (surtout dans la Vienne : Ouzilly, Saint-Clair, Mouterre-Silly …) sont équipées d’écrémeuses. Le lait est écrémé sur place, le fermier garde le « petit lait » (lait écrémé) pour élever ses animaux. Les journées des ramasseurs étaient très longues et commençaient avant le lever du jour. A cause de la chaleur, ils devaient revenir à Marnes entre 12 h et 13 h pour décharger le produit de la collecte.
La laiterie fabrique alors des produits de qualité : beurre et fromage. En 1912, une médaille d’argent obtenue lors d’un concours à Paris récompensera les efforts de M. GEORGET.
L’année suivante, afin de moderniser sa production, il entreprend un voyage à Vierzon et en ramène une puissante « Locomobile » – machine à vapeur – achetée 5 300 F (de l’époque bien sûr).
Il fallait faire de nombreux voyages à la gare de Moncontour pour aller chercher le charbon alimentant la machine mais aussi pour expédier vers les Halles de Paris le beurre et le fromage.
En 1914, la guerre éclate et M. GEORGET continue avec l’aide d’un personnel très féminin.
Plus tard, son gendre, M. Félicien BOURRY prendra la succession et fera fonctionner la laiterie jusqu’en 1937, époque où il arrêtera brusquement, la concurrence étant devenue trop vive.
La laiterie de Marnes avait vécu.

Vous retrouverez toutes ces informations (et bien d’autres) dans le bulletin municipal n° 8 (juillet 2000).


Au temps des moulins

La Dive a pendant de nombreuses années alimenté une multitude de moulins.
Moudre le blé (farine panifiable) ou autres céréales (aliment pour bétail) était alors une activité économique importante de notre bourgade. Sur le plan ci-dessous, vous ne compterez pas moins de 13 moulins.

De 1932 à 1949, M. Henri Barret a fait tourner le moulin de la HAIE, écrasant les céréales pour en faire de la mouture. Ses tournées de ramassage ou de livraison le conduisaient à Mazeuil, à Saint Jouin de Marnes, aux Jumeaux … Il desservait non seulement les bourgs mais aussi les hameaux.

M. Michel Roux a, lui aussi, fabriqué de la mouture (céréales transformées en farine) de 1958 à 1985 dans son moulin dit Moulin FARFREAU. Il effectuait des tournées à Marnes mais aussi dans les communes environnantes : Messais, Saint Clair, Renoué, Aulnay, Frontenay sur Dive, Saint Chartres …

Le moulin de la GARGOUILLE (propriété de la famille Landry) fabriquait essentiellement de la farine panifiable destinée aux boulangers des environs. Ce moulin ne possédait pas de meules mais un système de cylindres.

Le moulin de MALGRIPPE a fabriqué de la farine pour les animaux jusqu’en 1958.

Quelques vestiges du passé …

Vous retrouverez toutes ces informations (et bien d’autres) dans le bulletin municipal n° 6 (décembre 1998).


L’entre deux guerres à Marnes

Après la première guerre mondiale, la population marnoise passée de 644 en 1911 à 546 en 1921 ne cessera de décroître …
A cette période, Marnes est essentiellement tournée vers l’agriculture. Les agriculteurs sont nombreux (environ 70 en 1934), la mécanisation n’a pas encore fait son apparition. Les attelages (beaucoup de mulets) assurent le travail. Les deux bourreliers, le cordier, les meuniers, les maréchaux-ferrants mais aussi le sabotier, le cordonnier ne manquent pas de travail. Le lait des vaches alimente la laiterie située rue de la Gargouille ; deux ou trois familles vivent du commerce des bestiaux. On peut se ravitailler à la boucherie, à la boulangerie et aux différentes épiceries où l’on trouve denrées alimentaires mais aussi sabots, semelles, mercerie, tissu …
On ne compte pas moins de 7 ou 8 cafés (c’est le lieu de rencontre de l’époque !) et même un hôtel restaurant Le Cheval Blanc.
De nombreuses femmes sont couturières (4 couturières à domicile et 6 allant en journée) ou lingères (3 lingères dont une plus particulièrement spécialisée dans le gaufrage et le tuyautage des bonnets).

Le plan ci-dessous permet de situer les anciens commerçants et artisans marnois.
01 Maçon
02 Café et armurerie – bicyclettes
03 Café
04 Mme Perreau prenait des locataires
05 Laiterie-fromagerie
06 Boucherie
07 Boucherie – Commerce de bestiaux
08 Hôtel-Restaurant « Le Cheval Blanc »
09 Maréchal-Ferrant (Compagnon du Tour de France)
10 Bourrelier
11 Menuisier
12 Café-restaurant et coiffeur une fois par semaine
13 Cordonnier
14 Café et Marchand de grains
15 Epicerie – Vente de poissons (tournées à cheval)
16 Maréchalerie – Vélos – Armurerie
17 Maçon
18 Bourrelier
19 Boulangerie
20 Petit café (vente de chopines) – Menuiserie
21 Vente de sabots – Ressemelage – Tissus
22 Sabotier
23 Epicerie
24 Café – Tabac – Téléphone – Coiffeur
25 Epicerie
26 Menuisier
27 Charron
28 Elevage et vente de chevaux

Vous retrouverez toutes ces informations (et bien d’autres) dans le bulletin municipal n° 5 (juillet 1998)


La Dive et ses humeurs

On connaît le caractère généreux et attrayant de la Dive, par son eau vive qui a fait tourner les moulins pendant près d’un siècle et sa fraicheur qui ravit autant les jardiniers que les promeneurs.
Mais la Dive peut être capricieuse et parfois coléreuse.
Les archives départementales recensent une dizaine de crues importantes de la Dive depuis un siècle.

Mais c’est bien la crue historique de janvier 1961 qui reste gravée dans la mémoire des anciens marnois.
Des repères, appelés laisses de crue, désignent les niveaux maximum atteints lors de ces épisodes. Le sommet de la pierre située à l’angle de la maison du n° 1 du chemin de Moulin Neuf comme le montre la photo ci-dessous marque ainsi la hauteur maximum atteinte par la crue en 1961.

Comment oublier ces images du Gué de Douron complètement immergé, de la rue du Poiron sous l’eau jusqu’à l’ancien bureau de tabac et dans la grand rue, on avait les pieds dans l’eau jusque chez Michel Saussé, l’ancien maréchal. De mémoire de Marnois on n’avait jamais vu ça !

Chez les riverains, on essaya tant bien que mal de boucher les issues, mais en vain. Puis on a soulevé des meubles, déplacé animaux et denrées périssables mais l’eau s’infiltra sournoisement dans les murs en terre pour pénétrer dans les cours et les étables. Quelle énergie dépensée mais que faire sinon attendre que l’eau baisse !

La crue exceptionnelle de 1961 fut le déclencheur de travaux importants entrepris sur la Dive entre 1970 et 1972. Accusée de tous les maux, la Dive fut donc nettoyée, creusée, recalibrée et équipée de nouvelles pelles, les pelles à clapets censées empêcher de nouvelles inondations. Le lit de la rivière, constitué de granulats calcaires déposés au fil des ans, a été curé au moyen d’engins lourds, ce qui a eu pour conséquence la disparition de la couche ferme du fond.
La passerelle vieillissante en bois du gué de Douron a été remplacée par une passerelle en béton rendant la traversée plus sûre.
Des pelles à crémaillère ont été remplacées sur les moulins Farfraut, Malgripe, les Pluches et Retournay.

La crue de décembre 1999 fut de moindre ampleur que celle de 1961. Mais elle est survenue en même temps que les tempêtes, ce qui provoqua le déracinement d’un grand nombre de peupliers.

Le pont de Marnes a reçu en juin 2018 un nouveau tablier de 45 cm d’épaisseur, nécessitant 4 semaines de travaux, 43 m3 de béton et 5,2 tonnes de ferraille.

Vous pouvez retrouver toutes ces informations (et bien d’autres) dans le bulletin municipal n° 26 (juillet 2018).


Nos rues ont une histoire

On ne compte pas moins de 27 rues, routes, passages, venelles et impasses, hameau de Lion compris, pour une longueur totale de près de 4,5 kilomètres.
Le nombre de chemins est tout aussi étonnant : 52 chemins pour environ 50 kilomètres.

La grand’rue

Comme son nom l’indique, c’est la plus grande. Elle suit à quelques courbes près, l’ancienne voie romaine qui reliait Poitiers (Limonum) à Nantes (Portus Namnetum), dit Chemin de St Hilaire. Dans les années 30, la voie étroite serpentait entre les maisons, les virages étaient à angle droit, ce qui explique la présence de pierres servant de chasse roue pour écarter les attelages.

En 1957, défilé de la kermesse paroissiale.


L’actuel pont sur la Dive avait une autre allure et un café (le café du pont) faisait l’angle avec la rue de la Gargouille.

La fin de la guerre marque le début du modernisme et l’arrivée des voitures et camions à la campagne… et le début des problèmes de circulation. La traversée de Marnes a toujours été un point de crispation ; d’abord pour les usagers de la départementale 37, puis ensuite pour les riverains. Ainsi dès 1954, le conseil municipal somme le préfet de faire effectuer des travaux d’élargissement pour rendre la circulation plus facile.
Des travaux sont engagés dans la descente de la Cueille, des maisons sont démolies au carrefour de la rue de l’église, des panneaux stop sont posés en 1960. Plus tard, des trottoirs sont posés.

La rue des cordiers

Cette rue assez longue et droite convenait bien à la fabrication de cordes qui s’est pratiquée dans les années 30. Après rouissage dans les fossés, les fibres de chanvre (la filasse) était extraite, puis après séchage, employée pour tresser des cordes, des nasses, des traineaux à alouettes.

La rue de l’église

Nombreux sont les troupeaux de vaches et de chèvres qui ont traversé le village puisqu’on a compté jusqu’à 55 exploitations agricoles sur la commune.

La rue de la Gargouille

Le Bagad de Redon, lors d’une kermesse en 1957.

La rue du Poiron

Lors de l’inondation de l’hiver 1961 …

Vous retrouverez toutes ces informations et bien d’autres dans le bulletin municipal n° 23 (juillet 2015).